L'alcool : une maladie
"Je n'ai pas la force, c'est la dernière fois". Combien de fois ceux qui sont proches d'un alcoolique ont eu à entendre ces mots ! Et de l'autre côté, la famille et les amis qui commentent "Il n'est pas fort, il n'a pas assez de volonté". Ce regard sur l'alcool comme un vice parmi d'autre et sur l'alcoolique comme une simple personne qui a un vice n'a pas permis d'avancer davantage sur les dégâts réels que subissent les enfants d'alcoolique.
Les spécialistes ont aujourd'hui fort à faire pour diffuser une nouvelle "culture" : l'alcoolisme est bien une maladie, ce n'est pas seulement une addiction comme par exemple la cigarette. Avant, il fallait participer à une séance de thérapie, rencontrer un médecin spécialiste ou contacter les Alcooliques Anonymes pour ouvrir les yeux et prendre conscience de cette maladie.
C'est bien le but du film Le dernier pour la route (2009), dans lequel le protagoniste (François Cluzet), patron d'une agence de presse et alcoolique décide d'en finir avec sa dépendance et se retire dans une clinique spécialisée dans le sevrage. Même si ce film est basique, il a l'avantage de faire connaitre cette problématique.
Enfant-adultes d'alcooliques
Aux Etats Unis, les chercheurs qui s'occupent du traitement de l'alcoolisme et de sa famille, affirment sans difficulté que les enfants qui ont grandi dans une famille dysfonctionnelle sont plus fragiles que les autres. Les parents sont un modèle, que nous le suivions ou que nous le refusions sous forme de rébellion.
La psychologie de l'enfant se forme dans cette relation à la mère et au père, toute blessure et toute déception vont donner des fragilités psychologiques, plus ou moins importantes. Or les recherches montrent que les enfant d'alcooliques ont dans l'ensemble une perte d'estime de soi et éprouvent des difficulté à résoudre leurs problèmes de façon autonome et individuelle selon l'évolution d'un adulte équilibré.
Un guide en 13 points
Janet G. Woititz, conseillère en relations humains et spécialiste de l'alcoolisme, a dédié plusieurs ouvrage à ce sujet. Selon son expérience, ces enfants se retrouvent fréquemment dans des types personnalités qui ont certaines caractéristiques, que l'on peut résumer en 13 points :
1. déni
2. culte de la protection du buveur
3. gêne, éloignement des occasions de boire
4. volte-face dans les relations pour dominer, prise de contrôle, égocentrisme
5. culpabilité
6. obsession, inquiétude continuelle
7. crainte
8. mensonge
9. faux espoir, désappointement, euphorie
10. confusion
11. problèmes sexuels
12. colère
13. léthargie, désespoir, apitoiement sur soi, remords, désespoir
Les experts en alcoolisme sont d'accord
Le plus difficile est de sortir du cercle de silence et de la honte qui se forme autour du buveur dans la famille. Beaucoup d'efforts sont fait pour une diffusion culturelle de ce qu'est l'alcoolisme et pour faire mieux connaitre ses effets nocifs sur la santé du buveur et sur le psychisme de son entourage.
En conclusion, quatre affirmations à propos desquelles tous les experts en ce domaine sont d'accord :
* l'alcoolisme est une maladie
* c'est un problème de famille et pas seulement le problème du buveur
* les enfants d'alcooliques courent le risque de devenir, plus facilement que d'autres enfants, alcooliques.
* les enfants d'alcooliques sont portés à se marier avec des alcooliques.
Conseils pour le rétablissement
Il est évident que le fait d'être des enfants-adultes d'alcooliques n'est pas une maladie, même s'il est possible qu'aujourd'hui encore, vous en portiez des conséquences. Pourtant, prendre conscience de sa propre histoire peut aider à expliquer l'origine de certains problèmes et peut donner une nouvelle possibilité d'apprendre une autre façon de vivre.
Ce parcours peut passer par le choix d'un bon thérapeute, tout en sachant que nous tous sommes d'une façon ou d'une autre en rétablissement puisque très peu d'entre nous ont bénéficié d'une enfance idéale.
A lire :
Janet G. Woititz, Enfants-Adultes d'Alcooliques, Science et Culture, 2002.
Hervé Chabalier, Le dernier pour la route, Pocket, 2005 et le FILM du même titre.
Philippe, Pour en finir avec l'alcoolisme, La Découverte, 2006.
A voir :
Le dernier pour la route,
Read more at Suite101: Etes-vous enfant-adulte d'alcoolique ?: Les fantômes de notre enfance malsaine contrôlent notre présent http://www.suite101.fr/content/etesvous-enfantsadultes-dalcooliques-a2489#ixzz16GxeYyIa
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mercredi 24 novembre 2010
vendredi 5 novembre 2010
Améliorer l'écoute et le dialogue Quelques méthodes pratiques pour apprendre à dire oui et non
Dans la communication en famille, en couple, en groupe, en société, ou au travail, nous avons tendance à… nous écouter nous-mêmes en nous concentrant sur notre discours au lieu d’écouter vraiment l’autre.
Les rôles et les masques que nous revêtons pour tenter de nous affirmer en groupe
Ces incompréhensions génèrent des tensions et des malaises qui se traduisent par l’adoption de différents « rôles » que nous adoptons pour tenter de nous faire comprendre : domination, manipulation, victimisation, séduction, agression…. Pour contourner les différents obstacles de ces différents rôles que nous jouons, il est possible de travailler ses techniques d’écoute..
Écouter attentivement ce que dit l’autre : ne pas tomber dans les scénarios de répétition
Nous avons l'habitude de juger l'autre, de l'approuver ou de le désapprouver rapidement, sans prendre vraiment le temps de l’écouter. Nous pouvons alors facilement oublier le contenu du message de l'autre, ce qui crée des incompréhensions. Bien écouter, cela s’apprend !
* Écoute passive : écouter l’autre c’est d’abord… se taire ! nous pouvons développer notre empathie et écouter également le langage non verbal de notre interlocuteur, pour mieux comprendre ce qu’il veut nous dire. 80% de la communication est inconsciente et se passe au niveau non verbal, ne l’oublions pas !
Poser des questions, demander des compléments d’informations
* Écoute active : reformuler, poser des questions pour vérifier qu’on l’a bien compris. Nos filtres de perception, bien souvent, opèrent une torsion sur la réalité de ce que dit l’autre. Apprendre à connaitre ses propres filtres de perception est également une excellente idée ! Selon Carl Rogers, psychologue humaniste américain inventeur de l’Approche Centrée sur la Personne, une bonne écoute pour générer une saine relation passe par : écoute, authenticité et non jugement.
Ensuite, il est possible de se demander quelle réponse nous avons envie de donner.
Une fois, et seulement lorsque nous avons bien écouté, bien entendu notre interlocuteur, nous avons la possibilité de lui répondre. L’interlocuteur sera d’autant plus à notre écoute que nous lui avons laissé un espace de parole, sinon, il ne faut pas hésiter à demander cet espace de parole.
En cas de décisions importantes à prendre, ne pas hésiter à demander du temps pour reconsidérer tous les aspects de la question.
Que la réponse que nous donnons soit Oui ou Non, assumons-la
Ces étapes préalables permettent d’éviter les différents pièges des rôles que nous appris à jouer en société ou en groupe, voire dans toute relation humaine. En effet, en écoutant l’autre en vérité et en nous faisant entendre, il est possible d’être dans l’assertivité. Dès lors, que la réponse que nous donnons soit oui ou non, nous ne nous sentirons pas piégés par la relation. N’oublions pas qu’un oui ou un non ne sont pas un oui ou un non adressés à une personne mais à ce qu’elle demande ou à ce qu’elle propose : la différence est importante.
Read more at Suite101: Améliorer l'écoute et le dialogue: Quelques méthodes pratiques pour apprendre à dire oui et non http://www.suite101.fr/content/ameliorer-lecoute-et-le-dialogue-a3638#ixzz14ThaoBNJ
Les rôles et les masques que nous revêtons pour tenter de nous affirmer en groupe
Ces incompréhensions génèrent des tensions et des malaises qui se traduisent par l’adoption de différents « rôles » que nous adoptons pour tenter de nous faire comprendre : domination, manipulation, victimisation, séduction, agression…. Pour contourner les différents obstacles de ces différents rôles que nous jouons, il est possible de travailler ses techniques d’écoute..
Écouter attentivement ce que dit l’autre : ne pas tomber dans les scénarios de répétition
Nous avons l'habitude de juger l'autre, de l'approuver ou de le désapprouver rapidement, sans prendre vraiment le temps de l’écouter. Nous pouvons alors facilement oublier le contenu du message de l'autre, ce qui crée des incompréhensions. Bien écouter, cela s’apprend !
* Écoute passive : écouter l’autre c’est d’abord… se taire ! nous pouvons développer notre empathie et écouter également le langage non verbal de notre interlocuteur, pour mieux comprendre ce qu’il veut nous dire. 80% de la communication est inconsciente et se passe au niveau non verbal, ne l’oublions pas !
Poser des questions, demander des compléments d’informations
* Écoute active : reformuler, poser des questions pour vérifier qu’on l’a bien compris. Nos filtres de perception, bien souvent, opèrent une torsion sur la réalité de ce que dit l’autre. Apprendre à connaitre ses propres filtres de perception est également une excellente idée ! Selon Carl Rogers, psychologue humaniste américain inventeur de l’Approche Centrée sur la Personne, une bonne écoute pour générer une saine relation passe par : écoute, authenticité et non jugement.
Ensuite, il est possible de se demander quelle réponse nous avons envie de donner.
Une fois, et seulement lorsque nous avons bien écouté, bien entendu notre interlocuteur, nous avons la possibilité de lui répondre. L’interlocuteur sera d’autant plus à notre écoute que nous lui avons laissé un espace de parole, sinon, il ne faut pas hésiter à demander cet espace de parole.
En cas de décisions importantes à prendre, ne pas hésiter à demander du temps pour reconsidérer tous les aspects de la question.
Que la réponse que nous donnons soit Oui ou Non, assumons-la
Ces étapes préalables permettent d’éviter les différents pièges des rôles que nous appris à jouer en société ou en groupe, voire dans toute relation humaine. En effet, en écoutant l’autre en vérité et en nous faisant entendre, il est possible d’être dans l’assertivité. Dès lors, que la réponse que nous donnons soit oui ou non, nous ne nous sentirons pas piégés par la relation. N’oublions pas qu’un oui ou un non ne sont pas un oui ou un non adressés à une personne mais à ce qu’elle demande ou à ce qu’elle propose : la différence est importante.
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